Un article du site Actu Environnement très intéressant à lire,
intitulé :
"L'appropriation des terres agricoles du Sud : la communauté mondiale
à la recherche d'une éthique".
Cet article étend au reste du monde la problématique principale soulevée par
Ekta Parishad dans sa lutte pour l'accès aux ressources premières : Terre,
Eau, Forêt. A comprendre dans une démarche de gouvernance digne du XX1ème
siècle. En voici quelques extraits...
"Des impacts sociaux et environnementaux nombreux.
D'aucuns jugent que ces opérations à grande échelle menacent les droits
fonciers des pauvres, en particulier des détenteurs de droits coutumiers et
collectifs, la sécurité alimentaire des pays hôtes et l'environnement. Mais on
peut estimer qu'ils constituent des investissements dans un secteur et des
régions qui en ont grandement besoin, et contribuent peut-être à lutter contre
la pauvreté et atteindre les objectifs de développement, ainsi qu'à satisfaire
les besoins alimentaires de la planète'' "Sur le terrain, le tableau est moins
rose… 'Ces opérations ne bénéficient malheureusement pas à la population, note
Nathalie Kosciusko-Morizet, lors de la présentation d'un rapport par le Centre
d'analyse stratégique sur les cessions d'actifs agricoles à des investisseurs
étrangers dans les pays en développement. Il y a des risques de spoliation, de
réduction des terres vivrières, d'augmentation du prix des matières premières,
de tensions sociales… D'un point de vue environnemental, les risques sont
également nombreux étant donné que les investisseurs pensent à court
terme : déforestation, réduction des nappes phréatiques, pollution….
Les revenus tirés de la cession des terres bénéficie rarement aux communautés
locales. Enfin, les services d'écosystèmes fournis par ces terres à la
population en général semblent souvent ignorés'', note le CSAO et l'OCDE."
"Vers un code de conduite international ?
Face à ces dérives, les observateurs proposent d'encadrer ces pratiques, à
défaut de pouvoir les interdire. Cependant, obtenir un accord international
sur la question sera très long; "De leurs côtés, la FAO et la Banque
mondiale planchent sur le sujet. La première a lancé une initiative sur la
gouvernance foncière, principal problème dans les pays hôtes, tandis que la
seconde promeut sept principes pour des investissements responsables dans
l'agriculture. Mais difficile de croire que, sans cadre réglementaire strict,
ces instances parviendront à moraliser ces pratiques."
Pour lire l'article dans son intégralité, ouvrir le fichier joint à ce
billet en cliquant sur le lien dans "Annexes".
Artice de Sophie Fabrégeat, accessible via :
[http://www.actu-environnement.com/ae/news/accaparement-terres-10767.php4#xtor=EPR-1]